Notre philosophie

L’Union des Français de Belgique a décidé de se mobiliser pour cette année charnière, celle qui va voir le renouvellement de notre représentation consulaire.


Mais pourquoi se mobiliser pour les élections consulaires, quel est le moteur de cette éventuelle ardeur ? Pour qui et pour quel objectif mouillons-nous la chemise ?


Tout d’abord, le rôle des conseillers consulaires a profondément évolué, pour devenir encore plus politique, au sens organisation de la cité. Mais c’est surtout pour une certaine idée de la France à l’étranger d’un côté et pour une certaine idée du rôle de la France auprès de ses expatriés, aussi et surtout.


Nous avons d’un côté un pays qui se positionne en dehors de ses frontières, pour des raisons économiques, politiques, personnelles des individus, nationales, militaires et que sais-je encore et, de l’autre côté, nous sommes en présence de citoyens français qui restent français, sorte d’ambassadeurs de la langue et de la culture, mais qui vivent parfois des difficultés, des angoisses, des galères sans fin, et la France doit rester à l’écoute de ses concitoyens.


On pourrait croire que quand on est Français de l’étranger, mais en Europe, les choses sont simples, parce que justement, l’Union est à nos portes. Surtout pour ceux qui sont à Bruxelles ou à Luxembourg. Que nenni, comme disent nos amis Belges. La reconnaissance, ou même l’équivalence des diplômes, atteint des sommets financiers et on touche par moment à l’absurde. Que penser de ce fonctionnaire, qui, à une demande d’équivalence de diplôme de Sciences Po, obtenu il y a plus de trente ans, répond «c’est un vieux diplôme !» Il n’y a pas que de jeunes personnes qui bougent professionnellement quand même, surtout compte tenu de l’allongement des durées de cotisations.


Il est vrai que le plus difficile, pour un expatrié, est d’être confronté aux us et coutumes du pays d’accueil. Pour la Belgique, par exemple, le niveau de complexité des strates de pouvoir, et donc des formalités administratives, demande des connaissances variées. L’idée qui nous tient à cœur, en étant candidat pour les élections consulaires, c’est de développer un niveau de proximité qui permette d’alléger les barrières de la belgitude et rendre les choses plus compréhensibles.


On a pour habitude de dire, qu’il y a les eurocrates, qui sont dans leur bulle, et les français ordinaires. Autrement dit, ceux qui n’ont pas de souci et les autres. La séparation est moins bien tranchée que ça, puisque même les eurocrates se frottent à des problèmes locaux, ne serait-ce que, par exemple pour le logement, qui est un très gros poste pour chaque ménage.


Donc, nous sommes candidats pour représenter tous les Français, à partir du moment où un expatrié rencontre une difficulté, en développant proximité, solidarité et efficacité.

La Belgique, si proche de la France, au moins géographiquement, n’en est pas moins un pays différent avec son histoire, ses règles et son mode de fonctionnement. La communauté de langue, sur une partie du pays, contribue à l’illusion du «comme chez nous».


Ne nous arrêtons pas là. Donnez-nous, donnez-vous les moyens de vous représenter !


Véronique Lederman, Fabien Ferasson de Quental, Véronique Léger, Nicolas Honoré, Françoise Bresson, Brandon Mitchener, Mathilde Andral, François Lestanguet , Valérie Houée, Aurélien Herquel, Charles Hinkel, Didier Cosse, Jennifer Rutayisire, Françoise Leguet,  Gérard Bokanowski, …